
La présence de noms bretons dans un arbre généalogique réunionnais n’est que la première pièce d’un puzzle bien plus fascinant : celui d’une société façonnée non par de simples vagues migratoires, mais par des fonctions économiques précises.
- Chaque communauté a trouvé sa place via un rôle clé : le commerce pour les Chinois et les « Zarabes », l’engagisme agricole pour les « Malbars », et le système des plantations pour les « Kafs » et les « Yabs ».
- Confondre « Malbar » (hindou) et « Zarabe » (musulman) est une erreur courante qui ignore deux histoires migratoires et économiques totalement distinctes.
Recommandation : Comprendre cet ADN socio-économique est la seule clé pour lire correctement l’histoire unique inscrite dans les noms de famille de La Réunion.
En tant que généalogiste au Cercle Généalogique de Bourbon, l’une des surprises les plus fréquentes pour ceux qui débutent leurs recherches est de tomber, au détour d’une branche de leur arbre, sur un nom à consonance bretonne, normande ou poitevine. Kéradec, Le Gall, Hoarau… Comment ces patronymes se sont-ils retrouvés sous les tropiques, mêlés à des héritages venus d’Afrique, d’Inde et de Chine ? La réponse la plus simple pointe vers l’administration coloniale et les premiers colons français. Mais s’arrêter à cette explication, c’est passer à côté de la véritable richesse et de la complexité du peuplement réunionnais.
La clé pour déchiffrer l’ADN social de La Réunion n’est pas de lister les peuples, mais de comprendre les *fonctions économiques* qui les ont attirés ou amenés sur l’île. Chaque grande composante de la population actuelle s’est insérée dans la société à travers un rôle bien défini : le petit commerce de proximité, le travail sous contrat dans les champs de canne, le négoce de tissus ou encore l’organisation des grandes plantations. L’histoire réunionnaise est moins une chronologie d’arrivées qu’une construction d’une mosaïque économique où chaque pièce a trouvé sa place, créant une interdépendance unique au monde.
Cet article vous propose de dépasser la simple question des noms de famille pour plonger au cœur de ce mécanisme. Nous allons explorer comment chaque communauté a façonné l’île, non seulement par sa culture, mais aussi et surtout par son rôle économique et social. C’est en comprenant cette logique que l’on saisit la signification profonde du « vivre-ensemble » réunionnais.
Sommaire : Comprendre la mosaïque humaine de La Réunion
- Boutique ou grande distribution : comment la communauté chinoise a façonné le commerce ?
- Indiens ou Africains : qui étaient les travailleurs engagés après 1848 ?
- Gujarat et commerce textile : d’où viennent les musulmans de La Réunion ?
- L’erreur de confondre « Malbar » (hindou) et « Zarabe » (musulman)
- Pourquoi La Réunion est-elle souvent citée comme laboratoire démographique mondial ?
- Yab, Kaf, Malbar : que signifient ces termes utilisés au quotidien ?
- Esclavage et colonisation : pourquoi la visite de l’habitation Desbassayns est-elle incontournable ?
- Comment saluer respectueusement une personne âgée (Gramoune) à La Réunion ?
Boutique ou grande distribution : comment la communauté chinoise a façonné le commerce ?
L’image de la « boutik sinwa » (boutique chinois) est profondément ancrée dans l’imaginaire collectif réunionnais. Plus qu’un simple commerce, elle représente le point d’ancrage historique de la communauté chinoise sur l’île. Arrivés principalement à partir du milieu du XIXe siècle, les premiers migrants, souvent originaires de la région de Canton, se sont spécialisés dans le commerce de détail. Leur stratégie fut de s’implanter partout, y compris dans les « Hauts » les plus reculés, offrant des produits de première nécessité là où personne d’autre n’allait. Cette fonction économique a été déterminante pour leur intégration.

En moins d’un siècle, ce réseau de boutiques s’est densifié, passant du simple détaillant au grossiste, puis à l’importateur. L’étude de l’histoire commerciale de l’île montre une ascension remarquable : la première boutique chinoise, ouverte en 1858 à La Possession, a marqué le début d’une expansion qui a redéfini le paysage commercial local. Aujourd’hui, bien que les « boutiques chinois » traditionnelles se fassent plus rares au profit de la grande distribution, l’héritage entrepreneurial demeure. La communauté chinoise, qui représente aujourd’hui entre 4 et 5% de la population réunionnaise, reste un acteur majeur de l’économie, notamment dans la restauration et le commerce. Leur histoire est celle d’une intégration réussie par le service et la proximité.
Indiens ou Africains : qui étaient les travailleurs engagés après 1848 ?
L’abolition de l’esclavage en 1848 a créé un vide immense dans les plantations de canne à sucre, moteur économique de l’île. Pour combler ce besoin urgent de main-d’œuvre, les grands propriétaires se sont tournés vers un nouveau système : l’engagisme. Il s’agissait de contrats de travail de plusieurs années, souvent dans des conditions extrêmement difficiles, proposés à des populations pauvres. Contrairement à une idée reçue, ces « engagés » n’étaient pas exclusivement indiens. Ils provenaient de plusieurs régions du monde, dessinant une nouvelle carte humaine de l’île.
Les archives sont formelles et témoignent de cette diversité. Si les Indiens, majoritairement originaires du sud de l’Inde (la côte de Malabar et de Coromandel), furent les plus nombreux, ils n’étaient pas les seuls. L’analyse des registres des lazarets, lieux de quarantaine obligatoires pour les nouveaux arrivants, est éclairante. Selon les archives du lazaret de la Grande Chaloupe, jusqu’en 1860, on dénombrait déjà près de 65 000 engagés, dont 37 777 Indiens, mais aussi 26 748 Africains (venant principalement du Mozambique et de la côte est) et 443 Chinois. Des sources plus larges estiment qu’entre 1828 et 1933, ce sont entre 147 000 et 165 000 travailleurs engagés qui ont été enregistrés, incluant également des Malgaches et des Rodriguais.
Cette main-d’œuvre a été la cheville ouvrière de l’économie sucrière pendant près d’un siècle. Leur fonction économique était claire : fournir la force de travail nécessaire aux grandes exploitations agricoles. C’est cette histoire qui explique la forte présence de la communauté d’origine indienne, les « Malbars », dans les zones rurales et agricoles de l’île.
Gujarat et commerce textile : d’où viennent les musulmans de La Réunion ?
Une autre composante importante de la mosaïque indienne de La Réunion est la communauté musulmane, souvent appelée « Zarabes ». Leur histoire migratoire et leur fonction économique sont radicalement différentes de celles des engagés hindous. Arrivés plus tardivement, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, il ne s’agissait pas d’une migration de main-d’œuvre agricole, mais d’une migration commerciale volontaire. Ces familles venaient principalement de l’État du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde, une région réputée pour son savoir-faire commercial, notamment dans le textile.
Leur implantation à La Réunion s’est faite par le commerce. Ils ont rapidement investi le centre des villes, en particulier Saint-Denis et Saint-Pierre, où ils ont ouvert des boutiques de tissus et de vêtements. La rue du Maréchal-Leclerc à Saint-Denis est encore aujourd’hui emblématique de cette spécialisation. Contrairement aux engagés, leur projet était d’emblée entrepreneurial. Cet enracinement s’est manifesté par la construction de lieux de culte, symboles de la pérennité de leur communauté.
Un projet d’édification d’une mosquée a vu le jour dès les années 1890, porté par ces commerçants gujaratis. Comme le confirment les archives, le projet est le fait de commerçants originaires du Gujarat, en particulier de la ville de Surate. Leur initiative a abouti à l’inauguration en 1905 de la mosquée Noor-e-Islam à Saint-Denis, qui détient le titre de plus ancienne mosquée de France. Ce fait historique majeur témoigne de la solidité et de l’ancienneté de l’implantation de cette communauté, dont l’identité est indissociable de sa fonction commerciale.
L’erreur de confondre « Malbar » (hindou) et « Zarabe » (musulman)
Pour un œil non averti, la distinction entre les différentes composantes de la diaspora indienne à La Réunion peut sembler floue. L’une des confusions les plus courantes, et qui est au cœur de la compréhension de l’histoire du peuplement, est l’amalgame entre les « Malbars » et les « Zarabes ». Or, comme nous l’avons vu, leurs histoires, leurs origines géographiques, leurs religions et leurs fonctions économiques sont diamétralement opposées. Utiliser ces termes indifféremment revient à effacer deux trajectoires migratoires distinctes qui ont profondément marqué l’île.
Le terme « Malbar » désigne les Réunionnais d’origine indienne et de confession majoritairement hindoue tamoule. Leurs ancêtres sont arrivés comme travailleurs engagés après 1848, issus principalement du sud de l’Inde (Côte de Malabar, Côte de Coromandel) pour travailler dans les champs de canne. Le terme « Zarabe », quant à lui, désigne les Réunionnais d’origine indienne et de confession musulmane. Leurs ancêtres sont arrivés plus tard, de leur propre gré, en tant que commerçants, originaires du Gujarat. Le tableau suivant synthétise ces différences fondamentales.
| Caractéristique | Malbar | Zarabe |
|---|---|---|
| Origine | Côte de Malabar/Coromandel (Inde du Sud) | Gujarat (Inde de l’Ouest) |
| Période d’arrivée | Post-1848 (engagisme) | Fin XIXe / Début XXe siècle (migration commerciale) |
| Religion | Majoritairement hindou tamoul | Majoritairement musulman |
| Activité principale | Agriculture (initialement) | Commerce textile |
Ces différences se traduisent aussi dans le paysage architectural et culturel de l’île. Les temples hindous, avec leurs statues colorées et leurs cérémonies spectaculaires comme la marche sur le feu ou le Cavadee, contrastent fortement avec l’architecture sobre et épurée des mosquées, comme celle de Saint-Pierre, qui frappe par ses lignes blanches immaculées. Comprendre cette distinction est la première étape pour lire correctement la complexité de l’héritage indien à La Réunion.
Pourquoi La Réunion est-elle souvent citée comme laboratoire démographique mondial ?
Le qualificatif de « laboratoire » ou de « mosaïque » est souvent utilisé pour décrire La Réunion, et à juste titre. L’île est un cas d’étude exceptionnel car son peuplement s’est fait entièrement par vagues migratoires successives sur une terre initialement inhabitée. Il n’y a pas de population autochtone. Chaque habitant est, à des degrés divers, descendant de migrants venus d’Europe, d’Afrique, d’Inde ou de Chine. Cette situation unique permet d’observer, comme sous un microscope, la création d’une société nouvelle, avec ses hiérarchies, ses métissages et ses modes de coexistence.
L’historienne Jacqueline Andoche et ses co-auteurs soulignent un point crucial dans une étude pour le Musée de l’histoire de l’immigration. Ils expliquent que l’on peut suivre à La Réunion « l’évolution de la catégorisation des populations, qui ne correspond pas à celle établie par les populations elles-mêmes ». Les termes comme « Kaf », « Malbar », « Yab » sont des constructions sociales liées à l’histoire économique de l’île, qui ont évolué avec le temps. Cette interaction permanente entre les communautés est ce qui fait de l’île un laboratoire vivant du vivre-ensemble.
Le peuplement de l’île s’est fait exclusivement grâce à l’immigration. On y suit l’évolution de la catégorisation des populations, qui ne correspond pas à celle établie par les populations elles-mêmes.
– Jacqueline Andoche et al., Musée de l’histoire de l’immigration
La meilleure illustration de ce « vivre-ensemble » est sans doute le calendrier réunionnais. Les jours fériés et les célébrations rythment l’année en honorant les traditions de chaque grande communauté : les fêtes catholiques (Noël, Pâques), la fête tamoule des lumières (Dipavali), la commémoration de l’abolition de l’esclavage (le 20 Désanm), et une reconnaissance de facto des fêtes musulmanes comme l’Aïd el-Fitr, célébrée par une partie de la population même si elle n’est pas un jour férié officiel. Cette reconnaissance mutuelle, inscrite dans le quotidien, est le véritable secret du modèle réunionnais.
Yab, Kaf, Malbar : que signifient ces termes utilisés au quotidien ?
Le vocabulaire du quotidien à La Réunion est parsemé de termes qui désignent les différentes composantes de sa population. Pour un visiteur, leur usage peut sembler complexe, voire délicat. Comprendre leur origine et leur signification est pourtant essentiel pour décoder les dynamiques sociales de l’île. Ces mots ne sont pas des insultes en soi, mais des marqueurs identitaires forts, liés à l’histoire et à la géographie socio-économique de La Réunion.
Chaque terme renvoie à une histoire précise :
- Yab : Ce terme, probablement dérivé du malgache « Iaby » signifiant « tout le monde », désigne historiquement les « petits blancs » des Hauts. Ce sont les descendants des premiers colons européens pauvres qui, ne pouvant concurrencer les grandes plantations de la côte, se sont réfugiés dans les cirques (Cilaos, Salazie, Mafate) pour y pratiquer une agriculture de subsistance.
- Kaf : Provenant de l’arabe « Kafir » (infidèle), ce mot a été utilisé par les marchands d’esclaves pour désigner les populations non musulmanes d’Afrique. Aujourd’hui, il désigne les Réunionnais d’ascendance africaine ou malgache, principalement descendants des esclaves qui travaillaient dans les plantations de canne à sucre.
- Malbar : Comme nous l’avons vu, ce terme fait référence à la côte de Malabar en Inde et désigne les descendants des engagés indiens de confession hindoue, arrivés après 1848 pour remplacer les esclaves dans les champs.
Ces termes, souvent utilisés de manière affectueuse entre Réunionnais, peuvent être perçus comme maladroits ou réducteurs dans la bouche d’un « zorey » (un métropolitain). La règle d’or pour un visiteur est simple : écouter, chercher à comprendre, mais s’abstenir de les utiliser soi-même. Préférer les termes « Réunionnais d’origine… » est toujours plus respectueux et évite toute méprise.
À retenir
- L’histoire du peuplement de La Réunion est indissociable de son histoire économique : chaque communauté a été façonnée par sa fonction (planteur, esclave, engagé, commerçant).
- Les termes « Malbar » et « Zarabe » désignent deux communautés indiennes distinctes par leur religion (hindoue vs musulmane), leur période d’arrivée et leur rôle économique (agriculture vs commerce).
- La coexistence des traditions (catholiques, hindoues, musulmanes, laïques) dans le calendrier et la vie quotidienne fait de La Réunion un modèle concret et vivant du « vivre-ensemble ».
Esclavage et colonisation : pourquoi la visite de l’habitation Desbassayns est-elle incontournable ?
Pour toucher du doigt l’histoire du système des plantations qui a structuré la société réunionnaise pendant près de deux siècles, la visite du musée de Villèle, ancienne habitation Desbassayns, est un passage obligé. Ce lieu de mémoire offre une lecture à double entrée, crue et sans concession, de la réalité coloniale. D’un côté, la magnifique maison de maître témoigne de l’opulence et du pouvoir des « Grands Blancs », cette élite de propriétaires terriens qui contrôlait l’économie de l’île. De l’autre, les ruines de l’hôpital pour esclaves et l’emplacement des anciens « camps » (les logements des esclaves) rappellent la violence et la déshumanisation sur lesquelles reposait cette richesse.
L’habitation Desbassayns comme lieu de mémoire
Le musée de Villèle n’est pas seulement un site historique, c’est un outil pédagogique. Il permet de visualiser l’organisation spatiale et sociale de la plantation. La figure de Madame Desbassayns, qui a dirigé le domaine d’une main de fer pendant un demi-siècle, est devenue une figure complexe du folklore réunionnais. Redoutée de son vivant, elle est entrée dans les légendes populaires sous les traits d’une sorcière ou du « Tisaneur », un être maléfique. Cette mémoire populaire témoigne du traumatisme laissé par la violence du système esclavagiste dans la conscience collective.
Visiter ce lieu permet de comprendre l’héritage profond et encore palpable de cette période. Comme le soulignent les archives départementales, « la structure sociale issue du système des habitations (Grands Blancs, petits blancs, affranchis, esclaves) a laissé des traces profondes dans la société réunionnaise contemporaine ». Ces traces sont visibles dans la répartition des terres, où les grandes fortunes actuelles sont souvent héritières des domaines de l’époque, mais aussi dans la toponymie et les noms de famille. Comprendre le système des habitations, c’est comprendre la racine de nombreuses dynamiques sociales et économiques qui perdurent aujourd’hui.
Comment saluer respectueusement une personne âgée (Gramoune) à La Réunion ?
Le respect des aînés est une valeur cardinale dans la culture réunionnaise. Une personne âgée n’est pas juste « un vieux », c’est un « Gramoune ». Ce terme, issu du créole « gran moun » (grande personne), confère un statut social empreint de sagesse et de respect. Le Gramoune est considéré comme la bibliothèque vivante de la famille et de la communauté, le dépositaire des traditions, des histoires et de la généalogie orale. Lui témoigner du respect n’est pas seulement une question de politesse, c’est reconnaître son rôle fondamental dans la société.
Pour un visiteur, l’interaction avec un Gramoune doit suivre des codes simples mais importants. Il ne s’agit pas de formalisme excessif, mais d’une posture d’humilité et d’écoute. Le vouvoiement est de rigueur, et on s’adressera à la personne par « Monsieur » ou « Madame ». L’empressement est mal perçu ; il faut savoir prendre le temps de « bat un karé », c’est-à-dire de bavarder un peu, d’échanger quelques mots sans se montrer pressé. C’est dans ces moments d’échange informel que la richesse humaine se révèle.
Cette approche est encore plus cruciale si vous menez des recherches généalogiques. Les Gramounes sont souvent la seule source pour des informations qui ne figurent dans aucun registre. Aborder une personne âgée avec respect, patience et un intérêt sincère pour son histoire est la meilleure porte d’entrée pour accéder à cette mémoire précieuse. La checklist suivante résume les points essentiels à retenir.
Votre plan d’action : aborder un Gramoune avec respect
- La formule de base : Utilisez systématiquement « Bonjour Monsieur/Madame » et le vouvoiement. La simplicité est une marque de respect.
- L’initiative du contact : Laissez toujours la personne âgée décider si elle souhaite passer à un échange plus familier (tutoiement, usage des prénoms).
- L’art du « bat un karé » : Ne soyez jamais pressé. Prenez le temps de bavarder, de poser des questions sur son quotidien, de montrer que vous valorisez l’échange.
- La reconnaissance du statut : Considérez le Gramoune comme une « bibliothèque vivante ». Montrez que vous êtes là pour apprendre et écouter son savoir.
- La patience dans la demande : Si vous demandez votre chemin ou une information, faites-le avec calme et gratitude, même si la réponse n’est pas immédiate.
En définitive, que votre arbre généalogique révèle des racines bretonnes, africaines, indiennes ou chinoises, il vous raconte une seule et même histoire : celle de la construction d’une société unique, forgée par des besoins économiques et sublimée par une incroyable capacité de coexistence. Poursuivre votre exploration généalogique avec cette grille de lecture en tête transformera votre recherche en une passionnante enquête sur l’ADN social de La Réunion.