
Penser que la Réserve Marine est un simple lieu de baignade est une erreur qui peut vous coûter cher. Chaque geste y est encadré par la loi, et les infractions sont sanctionnées.
- Le piétinement des coraux, la collecte de coquillages (même morts) et le nourrissage des poissons sont des infractions caractérisées.
- La méconnaissance de la réglementation, notamment des zones de protection, ne constitue pas une excuse en cas de contrôle.
Recommandation : Avant toute activité, consultez la carte réglementaire via l’application RNMR pour préserver le récif et éviter une verbalisation.
En tant qu’agent assermenté chargé de la police de l’environnement, mon rôle n’est pas seulement de protéger un écosystème, mais de faire appliquer la loi. Lorsque vous entrez dans le périmètre de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion (RNMR), vous ne pénétrez pas dans un simple décor de carte postale, mais dans un espace juridique réglementé. La question n’est donc pas seulement « quelles sont les amendes ? », mais plutôt « quelles sont les infractions que vous pourriez commettre sans même en avoir conscience ? ». Beaucoup pensent que le bon sens suffit, qu’il s’agit d’une simple question de respect écologique. C’est une vision incomplète et dangereuse.
La réalité est plus stricte. Le récif corallien, qui a connu une baisse de 40% de son recouvrement depuis les années 1980, est protégé par un arsenal juridique précis. Chaque interdiction, du piétinement à la collecte d’un simple coquillage, est fondée sur un décret. Mon intervention sur le terrain n’est pas une simple recommandation, elle peut aboutir à une verbalisation. L’idée reçue qu’une paire de chaussures aquatiques ou la faible profondeur de l’eau autorise à marcher sur le platier est une erreur fréquente qui mène à des sanctions.
Mais si la véritable clé n’était pas de connaître le montant de chaque amende, mais de comprendre la logique légale qui sous-tend chaque interdiction ? Cet article n’est pas un guide touristique. C’est un rappel à la loi, une clarification des règles que je suis chargé de faire respecter. Nous allons détailler, point par point, les gestes qui constituent une infraction caractérisée, les idées reçues qui peuvent vous coûter cher, et les comportements à adopter pour profiter de ce patrimoine réglementé en toute légalité. Considérez ceci comme votre briefing officiel pour éviter que votre visite ne se termine par un procès-verbal.
Cet exposé a pour but de vous fournir une compréhension claire et sans ambiguïté de la réglementation en vigueur. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer entre les différents points de vigilance que nous aborderons, chacun correspondant à une situation concrète que vous pourriez rencontrer.
Sommaire : Les infractions à ne pas commettre dans la Réserve Marine et comment les éviter
- Pourquoi le « feeding » (donner du pain aux poissons) est-il strictement interdit ?
- Coquillage vide ou habité : a-t-on le droit de ramasser des souvenirs sur la plage ?
- Où et quand a-t-on le droit de pêcher à la ligne dans la Réserve Marine ?
- L’erreur de vouloir caresser une tortue marine (stress et bactéries)
- Comment observer le récif en kayak sans risquer de toucher le fond ?
- Pourquoi les chaussures aquatiques ne vous autorisent-elles pas à piétiner le récif ?
- Quels sont les critères qui ont fait classer les « Pitons, cirques et remparts » ?
- Quel équipement choisir pour le snorkeling dans 50 cm d’eau sans abîmer les coraux ?
Pourquoi le « feeding » (donner du pain aux poissons) est-il strictement interdit ?
L’acte de jeter un morceau de pain aux poissons, souvent perçu comme un geste anodin et ludique, constitue une infraction caractérisée au sein de la Réserve Marine. Cette pratique, appelée « feeding », est formellement interdite car elle porte gravement atteinte à l’équilibre de l’écosystème récifal. En nourrissant la faune, vous modifiez son comportement naturel : les poissons deviennent dépendants de cette source de nourriture artificielle, délaissent leurs proies habituelles et cessent de remplir leur rôle écologique, comme le nettoyage des algues qui étouffent les coraux.
De plus, des aliments comme le pain ne font pas partie du régime alimentaire des espèces marines. Ils peuvent provoquer des maladies digestives et des carences, affaiblissant les populations sur le long terme. Le regroupement anormal de poissons autour des zones de nourrissage augmente également la transmission de parasites et de maladies. Cet acte n’est donc pas une aide, mais une perturbation qui fragilise un milieu déjà vulnérable. Face à la dégradation continue des récifs, la loi est stricte : nourrir la faune sauvage est une forme de pollution et est passible de sanctions.
Pour une observation respectueuse, privilégiez des alternatives autorisées. Vous pouvez participer à des visites guidées du sentier sous-marin de l’Hermitage, qui permettent une immersion éducative sans interaction. La photographie est également encouragée, à condition de ne causer aucune perturbation. Le principe est simple : observer sans jamais interagir. Le lagon n’est pas un aquarium, c’est un milieu sauvage dont la survie dépend du respect scrupuleux de ces règles.
Coquillage vide ou habité : a-t-on le droit de ramasser des souvenirs sur la plage ?
La réponse est sans équivoque : non. La collecte de tout élément du récif, y compris les coquillages, est une infraction à la réglementation de la Réserve Naturelle Marine. Le Décret n° 2007-236 portant création de la réserve est parfaitement clair à ce sujet et constitue la base légale de nos interventions sur le terrain.
Est interdite la collecte des coraux, vivants ou morts, entiers ou par parties ; des roches, minéraux, fossiles, amendements marins ; des coquillages vivants ou morts.
– Décret n° 2007-236, Décret portant création de la réserve naturelle nationale marine de la Réunion
Cette interdiction s’applique même aux coquillages qui vous semblent vides et inertes. Un coquillage « vide » est une ressource cruciale pour l’écosystème. Il sert d’abri à de nombreuses petites créatures, et plus particulièrement au bernard-l’hermite, localement appelé « soldat ». Sans un approvisionnement constant en coquilles de tailles variées, ces crustacés ne peuvent pas grandir et survivre, ce qui perturbe la chaîne alimentaire. Chaque coquillage que vous ramassez est une maison potentielle en moins pour un habitant du lagon.

Comme le montre cette image, même une coquille d’apparence inoccupée peut être l’habitat vital d’un être vivant. Le sable, les coraux morts, les galets et les coquillages font tous partie intégrante du patrimoine réglementé de l’île. Leur place est sur la plage, où ils participent à l’équilibre sédimentaire et biologique. Ramasser un « souvenir » est un acte de prélèvement illégal qui, multiplié par des milliers de visiteurs, a un impact dévastateur. Le seul souvenir que vous êtes autorisé à emporter est une photographie.
Où et quand a-t-on le droit de pêcher à la ligne dans la Réserve Marine ?
La pêche au sein de la Réserve Marine est une activité très réglementée, conçue pour concilier les usages traditionnels et la nécessité impérieuse de protéger la ressource. La Réserve s’étend sur une vaste zone de 3 500 hectares, mais cet espace n’est pas uniforme. Il est découpé en plusieurs zones avec des niveaux de protection différents, et donc des règles de pêche distinctes. L’ignorance de ce zonage est la cause la plus fréquente d’infractions.
Voici les règles fondamentales à connaître avant toute sortie :
- Zones de protection intégrale : La pêche y est strictement et totalement interdite, sans aucune exception. Ces zones sont des sanctuaires pour la reproduction de la faune.
- Zones de protection renforcée (« sanctuaires ») : La pêche de loisir y est interdite. Seules certaines pêches traditionnelles, soumises à des règles spécifiques, y sont tolérées. Marcher sur les coraux pour pêcher est une infraction, même si la pêche elle-même est autorisée.
- Périmètre général de la Réserve : La pêche à la ligne depuis le rivage (à pied) reste autorisée sur les rivages rocheux volcaniques et les plages de sable noir, en dehors des zones de protection renforcée et intégrale.
L’erreur la plus commune est de penser que la pêche est autorisée partout où il n’y a pas de panneau explicite. C’est l’inverse : vous devez considérer par défaut que vous êtes dans une zone réglementée et vérifier vos droits. L’outil indispensable pour tout pêcheur est l’application mobile officielle « RNMR ». Elle vous permet de vous géolocaliser en temps réel et d’identifier instantanément la zone dans laquelle vous vous trouvez et la réglementation qui s’y applique. Utiliser cet outil n’est pas une option, c’est une obligation pour pêcher en toute légalité.
L’erreur de vouloir caresser une tortue marine (stress et bactéries)
La rencontre avec une tortue marine est un moment magique que beaucoup de visiteurs espèrent vivre. La Réunion abrite principalement deux espèces de tortues marines protégées : la tortue verte, qui vient brouter les herbiers des lagons, et la tortue imbriquée. Cependant, la fascination ne doit jamais se transformer en interaction physique. Tenter de toucher, caresser ou poursuivre une tortue est une infraction grave, non seulement sur le plan légal, mais aussi sur le plan biologique.
Le contact humain est une source de stress intense pour ces animaux sauvages. Le stress chronique peut affecter leur système immunitaire, leur comportement alimentaire et leur reproduction. De plus, nos mains sont porteuses de bactéries et de germes auxquels les tortues ne sont pas adaptées. Vous pouvez leur transmettre des maladies potentiellement mortelles sans même vous en rendre compte. Inversement, elles peuvent aussi être porteuses de pathogènes transmissibles à l’homme. La règle d’or est de maintenir une distance de sécurité d’au moins 5 mètres et de ne jamais bloquer leur trajectoire vers la surface, où elles doivent remonter pour respirer.
Étude de Cas : Le rôle vital de Kélonia pour les tortues blessées
Le centre de soins Kélonia, à Saint-Leu, est un témoin direct des dangers qui pèsent sur les tortues. Le centre accueille chaque année des individus blessés, souvent victimes de collisions avec des bateaux, d’ingestion de plastique ou de captures accidentelles. Chaque tortue admise est un rappel de la fragilité de ces espèces. Grâce aux soins prodigués, une trentaine de tortues sont soignées et relâchées en mer chaque année. Toucher une tortue en bonne santé, c’est risquer d’en faire une future patiente de Kélonia, un acte qui va à l’encontre de tous les efforts de conservation menés sur l’île.
Observer une tortue est un privilège. La meilleure façon de le faire est de rester immobile, en surface, et de la laisser vaquer à ses occupations. Ne la poursuivez jamais. Si elle s’approche de vous, profitez de l’instant sans bouger et laissez-la décider de la distance. Le respect de cette distance n’est pas une option, c’est une obligation légale et morale.
Comment observer le récif en kayak sans risquer de toucher le fond ?
Le kayak, le paddle ou toute autre embarcation sans moteur sont d’excellents moyens d’explorer le lagon en silence, avec un impact minimal. Cependant, leur usage est strictement réglementé pour éviter la destruction des coraux par contact direct ou par les ancres. Penser qu’être sur l’eau vous exempte des règles de protection du récif est une grave erreur. La première règle à connaître est que les embarcations à moteur sont totalement interdites sur l’ensemble des platiers récifaux (les lagons).
Pour les embarcations non motorisées, la clé est de rester dans les zones où la profondeur est suffisante. Il est interdit de naviguer au-dessus des « patates » de corail si le tirant d’eau ne le permet pas. Un coup de pagaie ou le fond de la coque qui racle le corail cause des dommages irréversibles. La vitesse est également limitée à 5 nœuds (environ 9 km/h) dans la bande des 300 mètres du rivage. De plus, pour entrer ou sortir du lagon, vous devez impérativement utiliser les chenaux et zones de franchissement autorisés et balisés, et non tenter de passer par-dessus la barrière récifale n’importe où. La passe de l’Hermitage, par exemple, est interdite aux embarcations non motorisées en raison du fort courant et pour des raisons de sécurité.

L’utilisation de kayaks à fond transparent est une excellente option, car elle permet une observation optimale tout en vous aidant à mieux évaluer la profondeur et à anticiper les obstacles. Le principe fondamental reste le même que pour les nageurs : ne jamais toucher le fond. Avant de vous mettre à l’eau, informez-vous sur les zones de mise à l’eau autorisées et les chenaux balisés. Le respect de ces couloirs de navigation n’est pas une contrainte, c’est la garantie de la préservation du paysage que vous venez admirer.
Pourquoi les chaussures aquatiques ne vous autorisent-elles pas à piétiner le récif ?
C’est l’une des idées reçues les plus tenaces et les plus destructrices : « Je porte des chaussures aquatiques, donc je peux marcher sur les coraux sans me blesser et sans les abîmer ». C’est totalement faux et cette action constitue une infraction grave. Le port de chaussures ne vous confère aucun droit de piétiner le récif. La protection ne concerne pas vos pieds, elle concerne le sol sur lequel vous marchez. Le corail est un animal vivant, extrêmement fragile. Un seul pas peut briser des décennies de croissance et tuer une colonie entière.
Le décret de création de la Réserve est explicite et interdit d’ « employer des techniques de pêche portant directement atteinte à l’intégrité physique des coraux, notamment le piétinement ». Bien que le texte mentionne la pêche, le principe de l’interdiction du piétinement s’applique à toute activité. Le platier récifal n’est pas un simple sol rocheux, c’est un écosystème qui abrite une biodiversité extraordinaire. La Réserve Marine abrite en effet plus de 3500 espèces marines recensées, dont une grande partie vit et dépend directement de la structure tridimensionnelle du récif. Marcher dessus, c’est comme piétiner une ville miniature et ses habitants.
Les chaussures aquatiques sont utiles pour marcher sur le sable ou sur les roches volcaniques lisses en bord de plage, mais elles ne doivent jamais être un prétexte pour s’aventurer sur les zones coralliennes. La seule manière de se déplacer au-dessus du récif est de nager ou de flotter, même dans 50 centimètres d’eau. Si vous n’avez pas assez d’eau pour nager, c’est que vous êtes dans une zone où vous ne devriez pas être. Vous devez alors faire demi-tour en nageant prudemment, sans jamais poser le pied pour vous redresser.
Quels sont les critères qui ont fait classer les « Pitons, cirques et remparts » ?
Bien que le classement des « Pitons, cirques et remparts » au patrimoine mondial de l’UNESCO concerne principalement le cœur terrestre de l’île, il est intrinsèquement lié à la santé du lagon. L’île de La Réunion forme un écosystème unique et continu, des sommets des montagnes jusqu’à la barrière de corail. Comprendre ce lien est essentiel pour saisir pourquoi la protection doit être globale. Les critères de l’UNESCO reposent sur des paysages spectaculaires et des processus géologiques et écologiques exceptionnels. Or, ces processus ne s’arrêtent pas à la plage.
L’un des exemples les plus tragiques de ce lien est l’impact des activités humaines sur les bassins versants. L’urbanisation, l’agriculture intensive et la déforestation en amont augmentent l’érosion des sols. Lors de fortes pluies, les rivières charrient d’énormes quantités de terre, de sédiments et de polluants qui se déversent directement dans le lagon. Ces « coulées de boue » étouffent littéralement les coraux, qui ont besoin de lumière pour survivre grâce à la photosynthèse de leurs algues symbiotiques (les zooxanthelles). Sans lumière, ils blanchissent et meurent.
Étude de Cas : La destruction du récif de Saint-Leu par les coulées de boue
L’événement survenu en 2018 suite aux cyclones Fakir et Berguitta est une démonstration dramatique de ce lien terre-mer. Des coulées de boue massives issues des hauts de Saint-Leu ont envahi le lagon. Le taux de recouvrement en corail vivant, qui était de 66% en 2009, a chuté à presque 0% en quelques semaines. Comme le confirme une analyse sur la disparition des coraux, la situation est catastrophique et le récif peine à se régénérer. Cet événement prouve que la santé des 12 km² de récifs que compte l’île dépend directement de la gestion des terres situées en amont, au cœur même du bien classé par l’UNESCO.
Protéger les « remparts » et les ravines, c’est donc directement protéger le lagon. Le classement UNESCO n’est pas seulement un label touristique ; c’est la reconnaissance d’un système interdépendant où chaque élément, de la roche volcanique du piton au plus petit polype corallien, a son importance. Toute dégradation en amont se paie en aval.
À retenir
- La Réserve Marine est un espace juridique : la méconnaissance de la loi (piétinement, collecte, nourrissage) ne protège pas d’une amende.
- Le corail est un animal vivant : même dans 50 cm d’eau, la seule façon de se déplacer est de nager. Les chaussures aquatiques ne sont pas un permis de piétiner.
- Le respect de la faune est non négociable : gardez une distance de 5 mètres avec les tortues et ne nourrissez jamais les poissons.
Quel équipement choisir pour le snorkeling dans 50 cm d’eau sans abîmer les coraux ?
Le snorkeling (ou PMT : Palmes, Masque, Tuba) est la meilleure façon d’explorer la richesse du lagon. Cependant, en eau peu profonde, une mauvaise technique ou un équipement inadapté peuvent causer des dégâts considérables. Le défi est de maintenir une flottaison parfaite pour ne jamais entrer en contact avec les coraux. Voici l’équipement et les pratiques que nous recommandons pour une exploration respectueuse et légale.
L’élément le plus important n’est pas la palme, mais la flottabilité. En eau très peu profonde (moins d’un mètre), l’usage des palmes peut être contre-productif. Un coup de palme maladroit peut soulever des nuages de sédiments qui étouffent les coraux ou briser directement les colonies. Privilégiez l’utilisation d’une frite de piscine ou d’une petite bouée de nage que vous placez sous votre poitrine. Cela vous permettra de flotter sans effort, en position horizontale, et de vous propulser avec de légers mouvements de mains. Pour le masque, choisissez un modèle à grand champ de vision pour bien anticiper les reliefs et éviter les collisions. Enfin, concernant la protection solaire, optez impérativement pour une crème solaire certifiée « reef safe », sans oxybenzone ni octinoxate, des filtres chimiques qui sont de véritables poisons pour le corail, ou mieux encore, portez un lycra anti-UV.
Votre plan d’action pour une exploration respectueuse
- Inventaire de l’équipement : Vérifiez que votre crème solaire est « reef safe » et que votre masque offre une bonne visibilité. Envisagez une bouée de flottaison plutôt que des palmes en faible profondeur.
- Consultation des cartes : Avant de partir, utilisez l’application RNMR pour identifier les zones autorisées au PMT et les points d’accès officiels.
- Technique de déplacement : Entraînez-vous à nager en position horizontale stable. N’utilisez que vos mains pour de petits ajustements et ne posez jamais les pieds au sol.
- Gestion des distances : Maintenez toujours une distance de sécurité avec le fond et la faune. Ne touchez absolument rien.
- Plan de sortie : Si vous vous trouvez dans une zone sans assez d’eau pour nager, ne vous levez pas. Faites demi-tour en flottant et en vous poussant doucement avec les mains sur des zones sableuses uniquement.
Pour une première expérience encadrée, le sentier sous-marin de l’Hermitage est une excellente option. Il vous permet de découvrir la faune et la flore avec un accompagnement et dans des conditions de sécurité optimales. L’objectif final est de faire de votre exploration un moment d’émerveillement, pas un facteur de dégradation supplémentaire pour cet écosystème fragile.
En respectant ces règles, qui sont avant tout des lois, vous ne faites pas que vous protéger d’une verbalisation. Vous devenez un acteur de la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais dont la survie ne tient qu’à un fil. Pour appliquer concrètement ces conseils, votre prochaine étape doit être de télécharger l’application RNMR et de planifier votre visite en fonction de la réglementation.
Questions fréquentes sur la Réserve Marine de La Réunion
C’est la Réserve Marine qui fait la réglementation ?
Non, le GIP Réserve Nationale Marine de La Réunion n’a pas le pouvoir d’édicter la réglementation. Sa mission est de la faire appliquer sur le terrain. Les règles sont issues de différents textes, notamment le Code de l’environnement et le décret ministériel de création de la Réserve.
Peut-on déplacer la Réserve Marine ?
Non, car la Réserve a été créée précisément pour protéger la barrière de corail, qui est un récif frangeant physique et immobile. La Réserve abrite 80% des quelques 3500 espèces marines recensées à La Réunion, qui dépendent directement de cet habitat.
Où trouver les zones de pêche autorisées ?
Pour connaître avec précision les zones où la pêche est autorisée et selon quelles modalités, il est impératif de consulter la cartographie par pratique sur le site de la Direction de la Mer Sud Océan Indien (DMSOI) ou, plus simplement, d’utiliser la carte interactive de l’application mobile RNMR.