Publié le 15 mars 2024

En résumé :

  • Le Tec-Tec, ou Tarier de La Réunion, est un petit oiseau gris peu farouche qui vous suit sur les sentiers, souvent perché sur une branche basse.
  • Observer la faune de l’île demande de comprendre son écosystème : les menaces (espèces invasives, braconnage) expliquent les règles de protection.
  • Respectez les distances (100m pour un Papangue), n’utilisez jamais de drone en cœur de parc et privilégiez les jumelles pour une observation éthique.
  • Visiter des sites dédiés comme le Conservatoire de Mascarin ou le Jardin des Parfums permet de découvrir la flore endémique tout en soutenant sa conservation.

Croiser le Tec-Tec est une expérience familière pour quiconque a arpenté les sentiers de La Réunion. Ce petit oiseau curieux, au plumage gris et au comportement si peu farouche, semble escorter les marcheurs, sautillant de branche en branche. Il est le comité d’accueil de la forêt réunionnaise, la première rencontre avec un patrimoine vivant exceptionnel. Mais cette proximité soulève une question fondamentale, bien plus large que la simple identification d’une espèce : comment admirer cette nature unique sans la fragiliser ? Beaucoup de guides se contentent de lister les « incontournables » à photographier, transformant la faune en une collection de trophées visuels. On parle de la majesté du Papangue ou des couleurs du Paille-en-queue, mais rarement des dynamiques invisibles qui régissent leur survie.

La tentation est grande de se focaliser sur le « quoi » voir, en oubliant le « comment » regarder. Pourtant, l’écosystème réunionnais est un chef-d’œuvre d’équilibre, forgé par l’isolement et aujourd’hui menacé par des pressions humaines et écologiques. La véritable richesse de l’observation ne réside pas dans le fait de cocher une liste, mais dans la compréhension des liens qui unissent chaque plante, chaque oiseau, chaque insecte. Et si la clé n’était pas de chercher l’animal, mais d’apprendre à lire le paysage ? C’est ce que propose ce guide : passer du statut de simple randonneur à celui d’observateur conscient. Nous allons décrypter pourquoi certaines espèces sont si protégées, identifier les menaces réelles qui pèsent sur elles, et apprendre les gestes concrets pour que chaque observation soit un acte de respect, et non une perturbation.

Pour vous accompagner dans cette démarche d’observation responsable, cet article explore les multiples facettes de la biodiversité réunionnaise. Nous aborderons les enjeux de protection, les menaces qui pèsent sur cet écosystème unique et les meilleures pratiques pour une rencontre respectueuse avec la faune et la flore locales.

Pourquoi le « Faham » est-il protégé et interdit de cueillette sauvage ?

L’orchidée Faham (Jumellea fragrans) est bien plus qu’une simple plante aromatique utilisée pour parfumer le rhum arrangé ; elle est un symbole de la pression qui s’exerce sur la flore endémique de l’île. Autrefois abondante, sa cueillette est aujourd’hui strictement interdite et lourdement sanctionnée. La raison de cette protection draconienne est une menace de disparition pure et simple, causée par un braconnage qui a changé de nature. Ce qui était une cueillette de subsistance est devenu un prélèvement massif à des fins commerciales, décimant les populations sauvages. Le constat des experts est sans appel, comme en témoigne Bertrand Mallet du Conservatoire botanique des Mascareignes :

Il y a 10-15 ans, on en trouvait le long de la route forestière de la Plaine des Fougères, aujourd’hui on n’en trouve quasi plus.

– Bertrand Mallet, Conservatoire botanique des Mascareignes

Cette raréfaction a poussé les autorités à agir fermement. La Brigade nature océan Indien (BNOI) mène des contrôles réguliers sur les marchés et remonte les filières pour endiguer ce trafic. Les sanctions encourues sont à la hauteur de l’enjeu écologique : la cueillette illégale est passible de peines pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 150 000 € d’amende. Cette interdiction n’est donc pas une contrainte arbitraire, mais une mesure de sauvetage indispensable pour préserver une espèce emblématique du patrimoine vivant réunionnais. Le seul moyen légal de se procurer du Faham est de l’acheter auprès de producteurs agréés qui le cultivent hors de son milieu naturel.

Où voir le lézard vert de Manapany sans perturber son habitat restreint ?

Le Gecko vert de Manapany (Phelsuma inexpectata) est une véritable gemme vivante, un petit reptile d’un vert éclatant que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète. Son observation est un privilège rare, car son existence même tient à un fil. L’extrême fragilité de cette espèce est directement liée à son territoire : son aire de répartition naturelle est incroyablement réduite, se limitant à une étroite bande côtière dans le sud de l’île. Selon les données du Plan National d’Action dédié, cet habitat critique ne couvre qu’une surface d’à peine 1,4 km². Cette concentration géographique le rend extrêmement vulnérable à la moindre perturbation, qu’il s’agisse de l’urbanisation, de la prédation par les espèces introduites ou de la simple présence humaine.

Observation respectueuse du lézard vert de Manapany dans son habitat de vacoas

Pour avoir une chance de l’apercevoir, il faut se rendre dans la région de Manapany-les-Bains et chercher les zones où poussent les vacoas (Pandanus), son refuge de prédilection. L’approche doit être celle d’un détective patient : l’observation se fait à distance, de préférence avec des jumelles. Le but n’est pas de s’approcher pour obtenir la meilleure photo, mais de se fondre dans le paysage pour ne pas générer de stress qui pourrait nuire à l’animal. Repérer un mouvement sur une feuille, un éclair de vert sur un tronc, voilà la récompense. Toute tentative de capture ou de manipulation est bien évidemment proscrite et nuirait gravement à sa survie. L’observation consciente est la seule option : regarder sans laisser de trace.

Rat ou chat : quel est le pire ennemi de la biodiversité réunionnaise ?

Demander quel est le pire prédateur à La Réunion, c’est poser une question complexe dont la réponse varie selon l’endroit où l’on se trouve. L’île, n’ayant jamais eu de prédateurs mammifères terrestres, a vu sa faune évoluer dans une sorte d’innocence écologique. L’arrivée de l’homme a changé la donne en introduisant, souvent accidentellement, le rat et le chat. Ces deux espèces sont devenues les principaux fléaux de la biodiversité locale, mais elles ne chassent pas sur les mêmes territoires. Le rat noir est le cauchemar des hauteurs. Agile et excellent grimpeur, il s’attaque principalement aux nids des oiseaux marins et forestiers endémiques, comme le Pétrel de Barau ou le Tuit-tuit, en dévorant œufs et poussins. Le chat haret (chat domestique retourné à l’état sauvage), quant à lui, sévit plutôt sur le littoral et en basse altitude. Ses proies sont les oiseaux comme le Paille-en-queue, mais aussi les reptiles uniques comme le lézard vert de Manapany.

Cette répartition des menaces est cruciale pour comprendre les stratégies de conservation mises en place, comme le montre cette analyse comparative issue des données du Parc National.

Impact comparé des prédateurs sur la faune endémique selon l’altitude
Prédateur Zone d’impact principal Espèces menacées Type de prédation
Rat noir Altitude (>800m) Pétrel de Barau, Tuit-tuit Œufs et poussins
Chat haret Basse altitude et littoral Lézard vert de Manapany, Paille-en-queue Adultes et juvéniles
Fourmi électrique Toutes altitudes Insectes, oisillons au sol Petite faune terrestre

L’efficacité de la lutte contre ces espèces invasives est prouvée par des actions ciblées. Par exemple, dans le bastion du Tuit-tuit à la Roche Écrite, la SEOR a mené un programme de dératisation intensif. Dans les zones non traitées où l’on comptait entre 40 et 60 rats par hectare, le succès reproducteur de l’oiseau était quasi nul. Grâce à l’installation de postes d’appâtage, la population de Tuit-tuit est passée de 6 couples en 2004 à une cinquantaine aujourd’hui. Il n’y a donc pas un seul « pire ennemi », mais un duo de prédateurs redoutables dont l’impact dépend de l’altitude et de l’écosystème.

L’erreur de croire qu’il y a des serpents dangereux à La Réunion

C’est une des premières choses que l’on apprend en préparant une randonnée à La Réunion, et c’est une information rassurante et fondamentale pour comprendre l’écologie de l’île : il n’y a aucun serpent venimeux terrestre. Cette absence n’est pas un hasard, mais le résultat direct de l’histoire géologique de l’île. Née d’un volcan au milieu de l’océan Indien, La Réunion n’a jamais été rattachée à un continent. Les 800 kilomètres qui la séparent de Madagascar ont constitué une barrière infranchissable pour ces reptiles. Comme le résume le guide Habiter La Réunion, cette situation a créé un environnement unique :

L’île ne compte aucun animal dangereux (serpents, insectes ou gros prédateurs), en tout cas sur terre, et constituait donc un véritable paradis pour la faune indigène.

– Guide Habiter La Réunion, Documentation sur la faune réunionnaise

Ce « paradis » originel explique pourquoi les espèces endémiques sont si vulnérables aux prédateurs introduits comme le rat et le chat. Elles n’ont jamais eu à développer de mécanismes de défense contre de tels ennemis. Les seuls serpents que l’on peut éventuellement croiser sont deux espèces de couleuvres inoffensives, introduites accidentellement par l’homme : la couleuvre-loup (Lycodon aulicus) et le minuscule serpent-aveugle (un typhlops), qui ressemble plus à un ver de terre. Ces deux espèces ne présentent absolument aucun danger pour l’homme. La croyance en l’absence de serpents dangereux n’est donc pas une erreur, mais une réalité écologique qui justifie les contrôles de biosécurité très stricts aux aéroports et aux ports pour éviter l’introduction accidentelle d’une espèce qui serait catastrophique pour la biodiversité locale.

Mascarin ou Jardin des Parfums : quel jardin pour voir le plus d’endémiques ?

Pour l’amoureux de la nature qui souhaite approfondir sa connaissance de la flore réunionnaise, les jardins botaniques sont des étapes incontournables. Mais tous ne répondent pas aux mêmes attentes. Choisir entre le Conservatoire Botanique National de Mascarin et le Jardin des Parfums et des Épices, c’est choisir entre deux philosophies complémentaires. Le choix dépend entièrement de votre objectif en tant qu’observateur. Voulez-vous une approche scientifique et exhaustive de la flore endémique, ou une immersion sensorielle dans l’histoire agricole de l’île ?

Vue panoramique du Conservatoire Botanique de Mascarin avec ses collections d'espèces endémiques

Le Conservatoire Botanique National de Mascarin, situé aux Colimaçons, est la référence pour qui cherche à voir « le plus d’endémiques ». Sa mission est la conservation. Il abrite des collections exceptionnelles de plantes indigènes, dont certaines sont au bord de l’extinction ou ont même été sauvées grâce à sa nurserie, comme le Bois de senteur blanc. Une visite à Mascarin est un acte de soutien direct à la sauvegarde de ce patrimoine. Le Jardin des Parfums et des Épices, dans le sud sauvage, propose une approche différente, plus culturelle et sensorielle. Il met en scène les plantes qui ont façonné l’économie et les traditions de l’île : vanille, géranium, vétiver, girofliers… C’est une plongée dans l’histoire des « plantes à parfum, aromatiques et médicinales » (PPAM). Pour l’ornithologue débutant, le choix est donc stratégique : Mascarin pour l’encyclopédie vivante, le Jardin des Parfums pour le récit parfumé.

Votre feuille de route pour choisir le bon jardin botanique

  1. Objectif scientifique et conservation : Choisir le Conservatoire Botanique National de Mascarin pour sa collection exhaustive d’espèces endémiques et son rôle dans la sauvegarde d’espèces menacées.
  2. Objectif sensoriel et culturel : Préférer le Jardin des Parfums et des Épices pour découvrir les plantes aromatiques qui ont façonné l’économie de l’île (vanille, géranium, vétiver).
  3. Objectif naturaliste authentique : Opter pour le sentier botanique de Notre-Dame-de-la-Paix pour observer les espèces dans leur milieu naturel (forêt de tamarins).
  4. Conscience de l’impact : Gardez à l’esprit que votre visite à Mascarin contribue financièrement à la conservation ex-situ d’espèces comme le Bois de senteur blanc, sauvé de l’extinction.
  5. Plan d’intégration : Combinez la visite d’un jardin avec une randonnée sur un sentier botanique pour comparer les espèces en collection et dans leur habitat naturel.

Botanique et histoire : pourquoi ce jardin raconte-t-il l’histoire économique de l’île ?

Niché au cœur de Saint-Denis, le Jardin de l’État n’est pas seulement le plus ancien jardin botanique de l’île ; c’est un livre d’histoire à ciel ouvert. Chaque arbre, chaque allée raconte un chapitre de l’aventure économique et agricole de La Réunion. Sa création remonte au XVIIIe siècle, alors qu’il servait de « jardin d’acclimatation » pour la Compagnie des Indes. Son rôle était stratégique : il s’agissait d’une pépinière royale où l’on tentait d’adapter les précieuses épices rapportées d’Asie par des botanistes-aventuriers comme Pierre Poivre. L’objectif était de briser le monopole commercial hollandais sur le girofle et la noix de muscade. Le jardin a donc été le théâtre des premières tentatives d’introduction du muscadier, du giroflier ou encore du poivrier.

Aujourd’hui, le parcours du jardin est intelligemment structuré pour refléter ces grandes épopées économiques. En vous promenant, vous traversez les différents « cycles » qui ont marqué l’île : le cycle du café, celui de la canne à sucre, puis celui des plantes à parfum comme le géranium et le vétiver. Le Muséum d’Histoire Naturelle, situé au sein même du jardin, conserve les archives et les spécimens de ces expérimentations qui ont façonné les paysages et l’économie réunionnaise. Cependant, il est crucial de garder un regard critique, comme le rappellent les experts en biodiversité :

L’introduction de ces plantes ‘économiques’ est aussi une histoire d’impacts écologiques, positifs comme négatifs.

– Expert en biodiversité, Documentation du Conservatoire Botanique

En effet, certaines de ces introductions se sont transformées en invasions, devenant des pestes végétales menaçant la flore indigène. Le Jardin de l’État est donc une fascinante chronique de l’ambition humaine, de la mondialisation botanique et de ses conséquences parfois imprévues sur un écosystème insulaire.

Jumelles ou approche : quelle distance respecter pour photographier un Papangue ?

Le Papangue, ou Busard de Maillard, est le seul rapace endémique de l’archipel des Mascareignes et un spectacle impressionnant lorsqu’il plane au-dessus des remparts. Sentinelle des cieux réunionnais, il est aussi une espèce menacée et protégée. L’observer est un privilège qui s’accompagne de responsabilités. La question n’est pas « peut-on l’approcher ? », mais « à quelle distance dois-je rester pour ne pas le déranger ? ». La réponse des organismes de protection de la nature, comme le Parc National et la Société d’Études Ornithologiques de La Réunion (SEOR), est sans équivoque : l’observation doit se faire à distance.

Les recommandations officielles sont claires : il faut maintenir une distance minimale de 100 mètres avec l’oiseau. Cette distance doit être portée à 300 mètres si vous suspectez la présence d’un nid. S’approcher davantage, surtout en période de reproduction, peut provoquer un stress intense chez les parents, les poussant à abandonner leur couvée. La photographie doit donc se faire à l’aide d’un téléobjectif puissant (300mm ou plus est idéal), et non en tentant de se rapprocher physiquement. Il est également crucial d’apprendre à reconnaître les signes de stress de l’oiseau :

  • Cris d’alerte répétés : C’est le signal le plus évident que vous êtes trop près.
  • Hérissement des plumes : Un signe d’agitation et de défense.
  • Regard fixe et intense : L’oiseau ne vous quitte plus des yeux, il vous perçoit comme une menace.
  • Départ précipité : Si l’oiseau s’envole à votre approche, vous avez franchi sa zone de confort.

Enfin, une règle d’or est de ne jamais tenter d’attirer l’oiseau avec de la nourriture. Cette pratique, appelée le « baiting », modifie son comportement naturel et peut le rendre dépendant ou moins méfiant face à de réels dangers. L’observation éthique du Papangue repose sur un principe simple : c’est à nous de nous adapter à lui, et non l’inverse.

À retenir

  • L’observation de la faune à La Réunion est indissociable de la compréhension de sa fragilité : menaces des espèces invasives (rats, chats) et pression humaine (braconnage, urbanisation).
  • La protection de certaines espèces (Faham, Papangue) n’est pas une contrainte mais une mesure de survie face à des menaces réelles et documentées.
  • Une observation responsable repose sur des gestes concrets : respecter les distances, privilégier les jumelles, ne jamais utiliser de drone en cœur de parc et ne jamais nourrir les animaux.

Pourquoi le survol en drone est-il interdit dans le cœur du Parc National ?

L’envie de capturer la beauté spectaculaire des cirques et des remparts de La Réunion avec un drone est compréhensible. Les images aériennes offrent des perspectives uniques. Pourtant, cette pratique est formellement interdite dans le cœur du Parc National, une zone classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette interdiction, définie par l’arrêté préfectoral n°679 du 5 mars 2019, n’est pas une mesure administrative tatillonne, mais une nécessité absolue pour la protection de l’avifaune, en particulier les oiseaux nicheurs les plus sensibles.

Le problème majeur du drone n’est pas visuel, mais sonore. Pour un oiseau comme le Pétrel de Barau, qui niche dans des terriers en haute altitude, ou pour le Papangue, le vrombissement d’un drone est interprété comme une menace imminente. Comme l’explique la Direction du Parc National de La Réunion, les conséquences peuvent être dramatiques :

Le vrombissement du drone, perçu comme un prédateur aérien, génère un stress intense chez les oiseaux nicheurs comme le Pétrel de Barau ou le Papangue, pouvant provoquer l’abandon du nid.

– Direction du Parc National de La Réunion, Arrêté préfectoral n°679 du 5 mars 2019

Un simple vol de quelques minutes peut ainsi anéantir des semaines d’efforts de reproduction pour des espèces déjà en danger. L’interdiction vise donc à préserver la quiétude des sanctuaires de nidification. Pour les passionnés d’images, des alternatives créatives et respectueuses existent. L’utilisation de perches télescopiques avec des caméras 360° peut permettre de créer des points de vue originaux et immersifs sans générer de nuisance sonore ni de stress pour la faune. Le respect de cette règle est un acte civique essentiel pour tout visiteur du parc, garantissant que la beauté des paysages ne se fasse pas au détriment de ceux qui y vivent.

En adoptant une posture d’observateur curieux et respectueux, chaque randonnée devient une opportunité d’apprendre et de contribuer, à son échelle, à la protection de ce trésor planétaire. Le véritable souvenir n’est pas dans la photo, mais dans la compréhension du fragile miracle qu’est la vie sur l’île de La Réunion.

Questions fréquentes sur la faune et sa protection à La Réunion

Pourquoi n’y a-t-il aucun serpent venimeux à La Réunion ?

L’île volcanique n’a jamais été connectée à un continent. Les 800 km qui la séparent de Madagascar ont empêché l’arrivée naturelle de serpents pendant des millénaires.

Quelles espèces de serpents sont présentes sur l’île ?

Deux petites couleuvres inoffensives introduites accidentellement : la couleuvre-loup (Lycodon aulicus) et le serpent aveugle, toutes deux parfaitement inoffensives pour l’homme.

Quel serait l’impact si un serpent venimeux était introduit ?

Ce serait une catastrophe écologique majeure, justifiant les contrôles stricts de biosécurité à l’arrivée sur l’île pour protéger la faune endémique non adaptée à ces prédateurs.

Quelle est la réglementation exacte concernant les drones ?

L’arrêté préfectoral n°679 du 5 mars 2019 interdit formellement le survol du cœur du Parc National, zone classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Où peut-on faire voler un drone à La Réunion ?

Les zones en périphérie du parc et certaines zones littorales autorisent le vol sous réserve de respecter les règles aériennes générales, consultables sur la carte Geoportail.

Quelles alternatives pour des prises de vue originales ?

Utiliser des perches avec caméras 360° permet d’obtenir des points de vue immersifs sans survol ni nuisance sonore pour la faune.

Rédigé par Samuel Techer, Écologue et guide naturaliste, ancien collaborateur du Parc National et de la Réserve Naturelle Marine. Il est expert en biodiversité endémique et en protection des écosystèmes fragiles.